La Commission politique de supervision de la Lépi (Cps/Lépi) est actuellement confrontée à de sérieuses difficultés en ce qui concerne surtout le recensement des Béninois de l’extérieur, vu qu’une première mission en France et au Nigeria s’est soldée par un échec.
Le revers connu par la mission de la Commission politique de supervision de la LEPI (CPS/LEPI) en France et au Nigeria dans le cadre du recensement des Béninois de la diaspora a principalement son fondement dans la composition de l’équipe envoyée à cet effet. Cette mission composée notamment des députés de la mouvance et d’un représentant du gouvernement, en l’occurrence le ministre des affaires étrangères Jean-Marie Ehouzou n’a pas pu gagner la confiance de leurs compatriotes en France et au Nigeria. Si dans l’hexagone, les difficultés rencontrées peuvent être considérées de mineures, au Nigeria à côté, les écueils sont de taille et méritent plus d’à propos.
En effet, la mission fut surprise par le désordre qui caractérise les archives au niveau de l’ambassade et surtout du consulat du Bénin au Nigeria, puisque de deux à trois millions de Béninois annoncés au départ, seulement 200.000 compatriotes sont en règle et possèdent leur carte consulaire. En dehors de cette situation, il y a l’hostilité et la résistance des Béninois résidents sur le territoire du géant voisin de l’est à cause de la configuration de la délégation qui les laisse perplexe.
Ce fiasco a notamment obligé les autorités en charge de cette lourde mission qu’est la réalisation de la Lépi à parer au plus pressé en prenant sur elles la décision d’envoyer pour la deuxième fois une autre mission pour les mêmes causes. Mais à voir le temps trop court qui nous sépare de mars 2011, il est fort à craindre que celle-ci ne ramène pas grand-chose dans sa gibecière, à moins que chacun des partis en désaccord ne soit invité à venir mettre la main à la pâte. Ce qui ne sera pas une mince affaire car, le légendaire mot de consensus pèse toujours de tout son poids.
Victor NONGNI DABANI
Nouvelle Expression du 27/07/2010